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Zejly Nassim

Pourquoi avoir choisi l'anthropologie ?

En venant en France, je comptais poursuivre des études de droit. La lecture de Race et histoire de Claude Lévi-Strauss a été un tournant : elle m’a donné envie de me réorienter vers l’anthropologie pour mieux comprendre les sociétés humaines. Progressivement, je me suis spécialisé dans l’étude des sociétés du passé, à travers l’anthropologie des techniques.

Quel a été votre parcours après l’obtention du master ?

Après le Master à Nanterre, j’ai poursuivi en Master 2 au Muséum national d’Histoire naturelle, où j’ai ensuite été bénévole. J’ai ensuite commencé une thèse à l’université Toulouse – Jean Jaurès et je débuterai, à partir de janvier prochain, un contrat à durée déterminée d’ingénieur·e d’étude au CNRS, chargé·e de la coordination d’un projet scientifique franco-angolais.

Pouvez-vous nous décrire votre occupation actuelle ?

Actuellement, je consacre l’essentiel de mon temps à ma thèse de doctorat. À partir de janvier prochain, je partagerai mon temps entre cette thèse et un poste d’ingénieur·e d’étude au CNRS, dans le cadre d’un projet scientifique entre la France et l’Angola (coordination des missions, travail avec les partenaires locaux, suivi scientifique et logistique, valorisation des résultats).

Est-ce que vos y utilisez ce que vous avez appris à Nanterre ?

Oui, déjà dans le cadre de ma thèse. Les méthodes de terrain, la réflexivité et l’attention aux enjeux éthiques et politiques de la recherche structurent mon travail quotidien. Je continuerai à mobiliser ces acquis dans mon futur poste d’ingénieur d’étude au CNRS, notamment dans la coordination du projet franco-angolais.

Que vous a apporté votre formation en anthropologie à Nanterre ?

Nanterre m’a apporté une solide réflexion éthique sur le patrimoine et les relations avec les communautés concernées par la recherche. La formation m’a aussi donné des outils concrets de terrain (préparation de missions, collaborations, restitution des résultats) que j’applique aujourd’hui à l’étude des sociétés du passé.

Un souvenir, une anecdote à partager sur votre formation à Nanterre ?

Mes années à Nanterre ont été marquées par la pandémie de Covid-19, qui a fortement perturbé la vie universitaire. Malgré cela, des liens humains forts se sont créés et perdurent encore aujourd’hui, malgré les distances et les parcours de chacun·e.

Un conseil à donner aux étudiants d’aujourd’hui ?

L’anthropologie est un choix de passion. Les financements et les débouchés peuvent être précaires, donc il faut être lucide, polyvalent·e et persévérant·e. Si cette discipline vous tient vraiment à cœur, laissez votre passion vous guider, tout en restant prêt·e à explorer différents chemins professionnels.