Description ACPRAM
Le parcours « Anthropologie critique des patrimoines : rituels, arts, musées » (ACPRAM) s’adresse aux étudiants disposant d’une licence en anthropologie ou dans une autre discipline des sciences humaines et sociales, intéressés par les patrimoines, les arts et les matérialités rituelles. Il forme à l’analyse des transformations actuelles des institutions culturelles et des musées dédiés aux productions autochtones, minoritaires ou locales, à l’heure où ces derniers sont appelés à se décoloniser et à s’ouvrir à de nouveaux publics. Le parcours aborde ces thèmes à partir d’une perspective critique et de l’ethnographie des pratiques concrètes : relations multiples aux sites patrimoniaux et aux collections ; expographies collaboratives ; rapatriements numériques, circulations et restitutions ; partage de savoirs locaux et autochtones (notamment rituels) et de patrimoines immatériels ; traditions et innovations rituelles (entre autres, les rituels aux musées) ; recherches de provenance. Consistant majoritairement en une formation à la recherche par la recherche, ACPRAM comporte également une dimension professionnalisante grâce à la participation de spécialistes du patrimoine et d’interlocuteurs issus des communautés autochtones et locales. Les connaissances et les compétences permettront aux étudiants de poursuivre dans un projet de recherche doctorale ou un projet professionnel avec une expérience et des bases solides.
Ce parcours de spécialité complète un enseignement généraliste solide en sciences de l’Homme, ethnologie et anthropologie, qui forme un tronc commun avec les autres parcours de la mention « Anthropologie ».
Pour plus de détails, cliquez ici (et tu mets le reste comme ci-dessus – objectifs et débouchés, insertion professionnelle et poursuite d’études).
Objectifs et déroulé de la formation
La formation en deux ans accorde une large place à la pratique du terrain ethnographique et à la réalisation d’un travail de recherche personnel. Elle s’appuie sur un solide tronc commun en anthropologie (théories, éthique et méthodes) et propose des enseignements théoriques et méthodologiques spécialisés sur les thématiques du parcours (arts, patrimoines, musées, rituels), ainsi qu’un choix diversifié de séminaires de laboratoire thématiques ou régionalistes qui permettent aux étudiants de s’insérer dans les dynamiques actuelles de recherche. Les cours de spécialisation plus pratiques (« Diplomatie des objets », « Expographie », « Musées / collections / relations ») confrontent les étudiants aux défis des professionnels du patrimoine et aux projets de collaborations avec artistes et communautés concernées. Les formations hors les murs permettent d’acquérir ou de perfectionner la maîtrise des méthodes ethnographiques. Les cours au choix (par exemple, « Savoirs décentrés », « Sons et mouvement », « Initiation à la pratique filmique », « Genre et parenté ») complètent le cursus.
Insertion professionnelle
Les étudiants du parcours ACPRAM peuvent accéder aux métiers de la recherche et de l'enseignement supérieur, de la culture, de la médiation scientifique, des patrimoine et des musées, des institutions culturelles, de la programmation culturelle, des archives, des cabinets de conseil, des cabinets d'études et de stratégies, des métiers de l'humanitaire, de l'édition, du travail social. Si la formation ne prépare pas aux concours du patrimoine, elle permet de consolider une perspective anthropologique sur les arts et les patrimoines autochtones et minoritaires, de plus en plus demandée dans les concours des métiers du patrimoine, des musées et de la culture.
Poursuites d’études
Les étudiants qui le souhaitent ont vocation à poursuivre leurs études en doctorat d'anthropologie au sein de l'École doctorale « Espaces, temps, cultures » (UPN) ou dans un autre établissement en France ou à l'étranger. Les échanges à Nanterre avec le laboratoire LESC constituent une ressource essentielle dans la constitution du projet doctoral. Les étudiants souhaitant poursuivre en doctorat seront notamment encouragés à candidater aux bourses de la Fondation Martine Aublet (Musée du quai Branly – Jacques Chirac).