Clara Limmeroth
Je crois que j’ai choisi l’anthropologie car je voulais comprendre le fonctionnement de l’être humain de manière très globale, en tant qu’espèce, mais aussi dans toutes ses spécificités et particularités culturelles. J’étais (et suis encore) assez passionnée par tout ce qui différencie les humains tant que par ce qui les rassemble.
Après le master je suis entrée aux Beaux-Arts de Caen et je prépare actuellement mon diplôme national d’art.
Je suis toujours étudiante mais maintenant aux Beaux-Arts. J’attends la fin de l’année scolaire pour tenter de réellement me professionnaliser car il faut du temps pour que les choses mûrissent. Je travaille parallèlement au Théâtre de Caen où j’effectue des missions variées (accueil du public, des artistes, etc.)
Je crois que ma formation à Nanterre m’a apporté une ouverture d’esprit particulière, une rigueur méthodologique et une grande curiosité (scientifique et culturelle). Je garde un très bon souvenir de la manière dont les enseignements nous ont été fournis. J’ai aussi le sentiment qu’on nous a bien encouragés à aiguiser notre sens critique, prendre conscience de nos propres biais et poussé à questionner la discipline elle-même.
Étant donné que je me situe maintenant dans un environnement créatif où ma vie « personnelle » et « professionnelle » ne s’excluent pas mutuellement mais sont, bien au contraire, intrinsèquement liées, je suis persuadée que mon parcours en anthropologie a une forte incidence sur ma manière de travailler. Celui-ci a sûrement profondément marqué ma manière de regarder et retranscrire le monde dans ma pratique artistique.
J’aimerais d’ailleurs beaucoup revenir travailler dans le milieu académique en anthropologie à l’avenir, en parallèle de l’art.
Je me souviens d’une très bonne entente dans la classe et j’ai le sentiment que cette discipline rassemble des gens très curieux des autres.
Je me rappelle d’une soirée étudiante très joyeuse où tout le monde jouait de la musique et dansait superbement lors de laquelle j’ai pensé que les ethno(musico)logues savaient vraiment faire la fête !
Aussi, lors du confinement pendant l’épidémie de Covid, nous nous retrouvions entre camarades pour chanter ensemble et j’en garde de très bons souvenirs.
De plus, j'ai trouvé que les enseignants étaient particulièrement qualifiés et sympathiques.
En fait, je crois que je me rappelle surtout du caractère « humain » de ce cursus en sciences humaines !
Le conseil que je pourrais donner aux étudiants aujourd’hui serait de ne jamais cesser d’être curieux et de s’instruire - que ce soit par la lecture, les sorties culturelles (expositions, spectacle vivant etc.) - tout en prenant le temps de s’amuser et d’aller vers les autres autant que possible. Je suis moi-même quelqu’un d’assez solitaire mais j’ai bien constaté dans mon cursus universitaire que l’entraide entre camarades est essentielle pour ne pas « subir » ses études !