Skip to main content

Aurel Fleureux

Pourquoi avoir choisi l'anthropologie ?

En parallèle de ma passion pour la question des rapports humains, j’ai choisi l’anthropologie par curiosité de savoir ce qu’il se passe ailleurs, en dehors de mon monde à moi, et pour ouvrir mon regard.

Quel a été votre parcours après l’obtention du master ?

Après l’obtention de mon diplôme, j’ai choisi de travailler en tant que surveillant dans un collège pour pouvoir subvenir à mes besoins à la sortie du master. J’étais très actif en tant que bénévole dans le milieu des danses hip-hop, ce qui m’a conduit à être assistant de production de spectacle chorégraphique hip-hop pendant un temps. C’était mon premier travail en lien avec mon sujet de master donc c’était super. Ensuite, durant le Covid, j’ai essayé de monter une boîte d’accompagnement de projet que je n’ai pas pu développer à cause du contexte sanitaire. A l’issue du confinement, j’ai trouvé un travail en tant qu’animateur d’accueil et de projet participatif pour un centre d’animation de la Mairie de Paris et de la fédération des MJC d’Île-de-France pendant un an. Maintenant, depuis deux ans, je suis gestionnaire du tiers-lieu Atlas pour le collectif Plateau Urbain.

Pouvez-vous nous décrire votre occupation actuelle ?

Je suis gestionnaire du tiers-lieu Atlas pour le collectif Plateau Urbain. Un tiers-lieu permet d’accueillir une mixité d’usages et de publics au sein d’un même endroit. L’objectif de Plateau Urbain est de créer des lieux de mutualisation comme cela, par exemple lorsque des bureaux se trouvent vacants. Le collectif va alors y installer des artistes, des artisans, etc. pour un prix moins cher que ce qu’ils peuvent trouver sur le marché. On peut par exemple retrouver des bars, des cantines, des bureaux ou encore des évènements au sein de ces espaces de partage qui sont d’ailleurs ouverts au public. Dans mon cas, je coordonne toutes les missions des occupants des bureaux et ateliers du site où je travaille et je m’occupe de la gestion des contrats, des questions administratives et techniques mais aussi de l’animation.
 

Est-ce que vos y utilisez ce que vous avez appris à Nanterre ?

En partie mais pas directement, je pense qu’il y a des réflexes, des réflexions et une compréhension des choses qui ont été acquises à travers ma formation en anthropologie que j’utilise de façon presque inconsciente.

Que vous a apporté votre formation en anthropologie à Nanterre ?

J’ai vraiment apprécié le fait qu’il s’agissait d’un master très spécialisé et très centré sur les thématiques de la musique et de la danse. Mais je dirais que ce que j’ai préféré, ce sont les conditions dans lesquelles j’ai effectué mon master : nous n’étions pas beaucoup d’étudiants et nous connaissions bien les professeurs.

Un souvenir, une anecdote à partager sur votre formation à Nanterre ?

Je me souviens de mon professeur d’anthropologie de la danse qui était un jour arrivé avec des cerceaux qu’il avait acheté le matin même à la sauvette et qui nous avait fait faire du hula-hoop pendant toute l’heure de cours, c’était assez farfelu !

Un conseil à donner aux étudiants d’aujourd’hui ?

Mon conseil serait de vous préparer, même si vous avez un projet de thèse, à regarder comment les choses fonctionnent en dehors du domaine académique, et plus précisément dans le monde professionnel.